|

Gabegie des privilèges : Ras-le-bol

Ah, mes chers concitoyens, floués, tondus et abreuvés de couleuvres ! On nous annonce, avec le torse bombé et le menton haut, la fin des « privilèges à vie » de nos anciens monarques républicains. Sébastien Lecornu, l’actuel locataire de Matignon, se fend d’un message martial pour nous faire avaler cette nouvelle pilule dorée. Une suppression, qu’ils disent ! Une rupture, osent-ils !

Quelle misérable supercherie. Quelle insondable tartufferie.

Croyez-vous un seul instant que cette caste qui s’auto-alimente sur le dos de la bête, c’est-à-dire nous, va scier la branche dorée sur laquelle elle se prélasse ? Allons, un peu de sérieux ! Ce qu’on nous présente comme une révolution n’est qu’un misérable replâtrage, une escroquerie intellectuelle destinée à calmer la plèbe que nous sommes devenus à leurs yeux.

La Cour des Miracles : Des chiffres qui donnent la nausée

Regardons la réalité en face, celle qui pique les yeux. Nous parlons d’un club select, d’une petite vingtaine d’individus, qui nous ponctionne allègrement de plus de 7 millions d’euros chaque année. Dix-sept anciens Premiers ministres se partagent un gâteau de 4,4 millions d’euros, tandis que deux anciens présidents, nos chers Nicolas Sarkozy et François Hollande, s’adjugent à eux seuls 3 millions.

Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ! Car ces sommes princières n’incluent même pas les salaires de leurs collaborateurs, grassement payés par l’État, cela va de soi. Rajoutez 1,65 million d’euros pour les équipes des seuls présidents en 2019, et environ 1,4 million de plus pour celles des Premiers ministres. Le calcul est vite fait : on approche les 10 millions d’euros pour une poignée de rentiers de la République. Pendant ce temps, on vous demande de vous serrer la ceinture, de baisser le thermostat et de vous réjouir de primes qui sont une insulte à votre labeur. C’est tout simplement abject.

Le catalogue des apanages : Plus c’est gros, mieux ça passe

Le détail de cette gabegie est à s’en cogner la tête contre les murs. Nos ex-présidents jouissent d’une dotation de plus de 6 000 euros bruts par mois, d’un cabinet de sept personnes, de bureaux parisiens dont le coût dépasse les 150 000 euros annuels, d’une protection policière qui frôle le million et demi d’euros, de voyages illimités en première classe et d’une voiture avec chauffeur. Rien que ça !

Et nos Premiers ministres ne sont pas en reste. Une voiture avec chauffeur à vie, un secrétaire particulier pendant dix ans. Édith Cresson, après onze petits mois à Matignon il y a 34 ans (IL Y A 34 ANS !!!), nous coûte encore 157 223 euros par an. Dominique de Villepin, dix-huit ans après son départ, nous facture la modique somme de 207 072 euros annuels. C’est une rente perpétuelle, une sinécure viagère, sur le dos des contribuables. Aucune autre démocratie occidentale ne tolère un tel système à cette échelle.

La grande illusion de la réforme : « Je te plume, et je te fais croire que je te soigne »

Et voici qu’arrive ce fameux décret du 16 septembre 2025, ce prétendu « coup de rabot ». Lisez bien, et ne vous laissez pas berner. Il ne supprime RIEN pour les bénéficiaires actuels. Absolument rien. La voiture avec chauffeur ? Elle reste à vie pour les 17 rentiers actuels. Le secrétaire ? Maintenu. La protection ? Simplement « évaluée ».

Les changements, si dérisoires soient-ils, ne s’appliqueront qu’aux futurs anciens Premiers ministres. Vous comprenez la manœuvre ? On préserve les acquis des copains déjà en place, tout en donnant l’illusion d’une rigueur future. Résultat pour 2026 : ZÉRO euro d’économie. C’est un trompe-l’œil, une opération de communication cynique pour éteindre l’incendie de la colère populaire.

Pire encore, le système est conçu pour être invisible. Un ancien Premier ministre qui devient PDG de la RATP comme Jean Castex, ou maire comme Édouard Philippe, n’apparaît plus dans les comptes. A-t-il renoncé à ses privilèges ? Que nenni ! Il cumule simplement d’autres avantages publics, masquant l’étendue réelle du scandale. Les privilèges ne se substituent pas, ils s’additionnent.

Alors que l’instabilité politique fait exploser le nombre de ces ayants droit – trois nouveaux rien qu’en 2024 – on ose nous parler de « mesures de rigueur ».

Non, vraiment, la coupe est pleine. Cette réforme cosmétique est l’aveu même de leur duplicité. Ils se protègent, ils s’entretiennent, ils se gavent, et ils nous demandent de les applaudir pour avoir fait semblant de nettoyer les écuries. Ils nous prennent pour des imbéciles. Le plus navrant, c’est que nous leur donnons trop souvent raison.

Sources tonton ronchon

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/synthese/deputes-groupes-parlementaires/la-situation-materielle-du-depute

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2025/09/16/quels-sont-les-privileges-des-ex-ministres-dont-sebastien-lecornu-a-annonce-la-suppression_6641301_4355771.html

https://www.capital.fr/economie-politique/les-privilegies-de-la-republique-ce-qu-ils-vous-coutent-vraiment-993010

https://www.lejdd.fr/economie/sarkozy-hollande-ce-que-coutent-les-anciens-presidents-de-la-republique-aux-contribuables-138885

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3758

https://www.tf1info.fr/politique/retro-2024-l-annee-ou-la-france-a-connu-quatre-premiers-ministres-borne-attal-barnier-bayrou-matignon-2339110.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9mun%C3%A9ration_dans_les_institutions_fran%C3%A7aises

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *