L’ère des tribuns de pacotille : quand la gueule remplace le cerveau
J’ai regardé cette vidéo de la psychologue Claire Petin, et croyez-moi, ma tension est montée en flèche. Non pas contre elle, grand Dieu non, elle a mille fois raison ! Mais contre cette réalité nauséabonde qu’elle dépeint et qui me ronge les sangs depuis des décennies. C’est l’histoire de ma vie, c’est l’histoire de notre déclin !
Voici mon billet d’humeur, écrit avec la bile et l’encre noire de la lucidité.
Je le hurle sur tous les toits depuis des années, à m’en briser les cordes vocales, mais il semble que la société préfère rester sourde, bercée par le chant des sirènes de la médiocrité ! Cette vidéo que l’on m’a mise sous le nez aujourd’hui n’est pas une simple observation psychologique, c’est le constat d’autopsie de notre civilisation moderne.
De quoi parle-t-on ? De cette effroyable confusion, devenue la norme absolue, entre l’aisance verbale et la compétence réelle. Entre le paraître et l’être.
Regardez autour de vous ! Ouvrez les yeux, bon sang ! Nous vivons sous la dictature des « beaux parleurs », de ces escrocs du verbe qui ont remplacé le savoir-faire par le « faire-savoir ». C’est une épidémie de vacuité ! On nous vend du charisme au kilo alors que les rayons de l’intelligence sont désespérément vides !
La grande mascarade du « management » et de la politique
C’est insupportable. C’est physiquement douloureux d’observer ces grimpeurs de rideaux, ces petits chefaillons et ces ministres de paille qui n’ont pour seul talent que leur assurance décomplexée. Ils parlent fort, ils occupent l’espace, ils vous noient sous des torrents de néologismes anglicistes et de « langue de bois » vernie, mais grattez un peu… Grattez le vernis ! En dessous ? Le néant ! Le vide intersidéral !
Ils confondent l’arrogance avec le leadership, la tchatche avec la stratégie. Et le pire ? Le pire, c’est que ça marche ! Les foules béates applaudissent le prestidigitateur qui agite ses mains vides, pendant que dans l’ombre, les vrais compétents, les techniciens, les artisans, ceux qui savent, ceux qui font, se tuent à la tâche dans l’indifférence générale.
L’Injustice comme mode de fonctionnement
C’est là que mon ulcère se réveille. L’injustice flagrante de ce système me donne la nausée. Combien de fois ai-je vu, dans ma carrière, des génies timides se faire piétiner par des imbéciles heureux ? Des travailleurs acharnés se faire voler leurs idées par des opportunistes dont la seule compétence est de savoir faire des présentations PowerPoint colorées ?
C’est le triomphe de l’esbroufe sur l’expertise ! Nous avons bâti un monde où il vaut mieux avoir « l’air » intelligent que de l’être réellement. C’est une insulte à l’effort, une insulte à l’éducation, une insulte à la raison !
La bêtise élevée au rang d’Art
Alors oui, je suis excédé. Je suis ulcéré de voir que nous continuons à élire, à promouvoir et à aduler des coquilles vides simplement parce qu’elles brillent sous les projecteurs. Cette confusion entre la confiance en soi et la compétence est le cancer de nos institutions.
Il est grand temps de remettre l’Église au milieu du village et les incompétents au bas de l’échelle. Mais je ne me fais guère d’illusions… Tant que l’humanité préférera le spectacle rassurant du mensonge à la complexité rugueuse de la vérité, je continuerai à rouspéter seul dans mon coin.
À bon entendeur, salut !

